Comprendre et prévenir les troubles du sommeil des hospitaliers

Le 10.03.2020
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Trouble du sommeil

Vous êtes professionnel de santé à l’hôpital. Horaires décalés, travail posté, surcharge de travail, stress, gardes, travail de nuit… Les facteurs pouvant générer les troubles du sommeil sont nombreux. Un bon sommeil contribue à votre bonne santé physique et mentale. En manquer est un facteur de vulnérabilité. Voyons comment fonctionne le sommeil…

Le sommeil : un capital santé à préserver 

Dormir est un besoin physiologique indispensable. Certains ont besoin de 7 à 8 heures de sommeil pour être en forme, pour d’autres 5 ou 6 heures suffisent. Au-delà de sa durée, la qualité du sommeil permet de récupérer physiquement et psychologiquement. Un sommeil réparateur contribue à l’équilibre de votre organisme et joue un rôle clé pour disposer de vos capacités de manière optimale. 

Focus sur le mécanisme du sommeil  

Le sommeil se caractérise par 3 à 6 cycles par nuit. Chaque cycle, de 90 à 120 minutes est constitué d’une phase de sommeil lent et d’une phase de sommeil paradoxal : 

  • Le sommeil lent se compose de deux phases : le sommeil lent léger et le sommeil lent profond : Le sommeil lent léger commence par le stade 1, transition pendant laquelle vous n’avez pas vraiment le sentiment de dormir. Vous pouvez alors être réveillé par n’importe quel bruit. Vous basculez ensuite dans le stade 2, dit de sommeil confirmé. L’activité du cerveau diminue peu à peu. S’en suit le sommeil profond : vous dormez. La pression artérielle diminue, les muscles et le cerveau se rechargent en énergie (stade 3 et 4).  
  • Le sommeil paradoxal intervient environ 1 heure 30 après votre endormissement et suit le sommeil lent. C’est la phase où vous rêvez le plus (rêves dont on se souvient parfois au réveil).  

Le train du sommeil : un signal à suivre 

Le sommeil ne se commande pas, il est régulé par l’horloge biologique. « Le train du sommeil » passe toutes les 30 ou 40 minutes. La somnolence conduisant au sommeil, lorsque c’est possible, il est recommandé de ne pas lutter.  

Le sommeil des soignants en quelques chiffres  

  • 60% dorment moins de 6 heures 
  • 62% souffrent de troubles d’endormissement  
  • 67% estiment que leur sommeil n’est pas réparateur 
  • 48% associent leur manque de sommeil à leur travail  

Source Réseau Morphée 

Le manque chronique de sommeil influence votre travail 

Médecins, aides-soignants, infirmières, vous êtes souvent en manque chronique de sommeil. Selon la Haute Autorité de Santé, la fatigue est malheureusement l’un des facteurs connus des erreurs médicales. Les erreurs sont souvent liées au manque de sommeil dû aux gardes, au travail de nuit, au travail posté, à des temps de récupération insuffisants... Mauvaise humeur, irritabilité, somnolence peuvent également être une conséquence de la privation de sommeil. Votre vigilance, votre réactivité, votre concentration peuvent être altérées.  

Les erreurs médicamenteuses en première ligne  

Un défaut de sommeil a des effets néfastes sur votre santé et par conséquent sur votre travail au quotidien. Cela peut impacter la sécurité de vos patients. 

Vous qui êtes dévoués aux malades et prodiguez des soins de qualité, vous n’êtes pas à l’abri de faire une erreur médicamenteuse. Selon la Haute Autorité de Santé, les erreurs les plus fréquentes sont l’oubli, la confusion de médicaments, l’incompatibilité des médicaments, l’erreur de dose et la prise au mauvais moment. Il peut s’agir aussi d’une mauvaise interprétation d’une prescription illisible, de thérapeutiques rangées au mauvais endroit. Ou bien encore d’erreurs de dosage par exemple une chimiothérapie mal dosée.  

La fatigue accumulée a des incidences sur votre vigilance, votre productivité, votre capacité à réagir rapidement. Elle favorise aussi les fautes d’inattention. Cela peut survenir au moment de la préparation de médicaments, de la dispensation, de la transmission d’information entre collègues. Vous êtes souvent interrompu dans la réalisation d’un de vos actes à cause d’une urgence, d’une sollicitation d’un patient, d’une collègue…. Conséquence : il est plus difficile dans cette sollicitation permanente de vous rappeler de ce que vous avez fait ou pas. 

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