Sommeil : récupérer quand on travaille de nuit

Le 03.06.2020
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
travail de nuit

A l'heure où les autres se lèvent, vous rentrez vous coucher. A l'heure où ils vont au lit, vous commencez votre journée. Le travail de nuit est une réalité pour les personnels hospitaliers. Cette vie à rebours génère une fatigue supplémentaire. Des ajustements sont indispensables pour tenir le coup.

Dix-neuf heures. Vous voici en tenue, prêts à affronter les douze prochaines heures. Vous faites partie des 445.153 infirmiers, sages-femmes ou aides-soignants travaillant de nuit, de façon habituelle ou ponctuelle. Vos patients, votre équipe, tous comptent sur votre vigilance. Pour éviter la somnolence, les baisses d'attention, pour garder votre équilibre et votre sang-froid, il vous est nécessaire d'adopter une hygiène de vie compatible avec ce rythme décalé. De nuit comme de jour, heure après heure.

De vrais repas et pas de grignotage

Trois heures du matin. Un coup de barre se fait sentir. La cafetière de la salle de repos vous fait de l'œil : essayez de ne pas céder. Mieux vaut éviter les excitants. Ignorez aussi le distributeur à friandises. Plutôt que grignoter, privilégiez de vrais repas tout au long de la journée, avec, éventuellement, une collation en milieu de nuit. Une alimentation variée et équilibrée vous aidera à tenir physiquement et moralement. Pensez aussi à bien vous hydrater.

Dormir dans un bon environnement

Sept heures du matin. Une transmission avec l'équipe de jour et voici votre « journée » de travail terminée. Débute alors pour vous le temps de la récupération. L'organisme humain n'est pas programmé pour dormir le jour. Recréez les conditions de la nuit : obscurité complète, silence. Suivez également un rituel : enfilez un pyjama, couchez-vous dans votre lit. Eteignez votre téléphone. Essayez, autant que possible, de garder un rythme, en vous couchant et levant aux mêmes horaires chaque jour.

Gardez la forme

Quinze heures. Le réveil a sonné. Dehors, il fait encore jour. Profitez-en pour sortir pratiquer une activité sportive. L'exercice physique régulier contribue à vous maintenir en bonne santé. Il permet également de s'aérer l'esprit, de laisser l'hôpital et son stress de côté.

Adoptez la micro-sieste

Au milieu de l'après-midi, vos paupières se font lourdes. Un besoin de sommeil se fait sentir. Ne luttez pas et octroyez-vous une sieste, d'une durée de 20 à 30 minutes. Les soignants, de manière générale, souffrent d'un déficit de sommeil. Ceux qui travaillent de nuit ont une dette un peu plus lourde que les autres. 

Les troubles du sommeil des soignants

Les professionnels de santé dorment mal. Selon une enquête du Réseau Morphée, menée en 2018, 62% ont un trouble d'endormissement, 80% un trouble de continuité du sommeil, 71% présentent des éveils précoces et 67%, un sommeil non-récupérateur. Les retentissement d'un manque de sommeil sur la santé sont importants : maladies cardio-vasculaires, obésité, diabète, anxiété... D'où l'importance de prendre soin de son sommeil et d'intervenir au plus tôt.

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn
La solution MACSF
Mutuelle santé spécial hospitalier

Une assurance adaptée à vos besoins à un tarif accessible

La communauté MACSF

Un forum avec plus de 500 000 professionnels de santé prêts à échanger sur vos pratiques professionnelles, votre mode d’exercice ou votre matériel…

Solliciter la communauté

L'application MACSF

Accédez à votre espace personnel et toutes ses fonctionnalités sur votre mobile !

Les newsletters

Recevez toute l’actualité sur votre profession/spécialité ainsi que nos offres dédiées.

S'abonner

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour une navigation optimale et bénéficier de contenus et services adaptés.

×