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Guirec Soudée boucle son tour du monde à l’envers en solitaire

Guirec Soudée boucle son tour du monde à l’envers en solitaire

Publié le 28/03/2026

Guirec Soudée a coupé la ligne d’arrivée au large d’Ouessant ce samedi 28 mars à 9h34, après un tour du monde hors norme réalisé en solitaire à bord de l'Ultim MACSF. En franchissant cette ligne mythique, le skipper breton inscrit son nom dans l’histoire de la course au large en devenant le premier marin à boucler un tour du monde à l’envers en multicoque et en établissant un nouveau temps de référence de 94 jours, 21 heures et 58 minutes. 

 

 

« C’était un pari fou, j’ai réussi à décrocher ce record, mais cette victoire je la dois aussi à MACSF qui a cru en moi, m’a soutenu et m’a permis de ne rien laisser au hasard pour boucler la boucle. »

Guirec Soudée, skipper MACSF

Un exploit inédit dans l’histoire de la course au large

C’est un défi que beaucoup considéraient comme l’un des plus difficiles jamais imaginés en mer. Partir seul, sans escale, pour faire le tour du monde… mais à l’envers, contre les vents et les courants dominants de la planète.

En ralliant Ouessant ce samedi matin, Guirec Soudée réussit là où plusieurs marins expérimentés avaient échoué avant lui. Il bat également le record de 122 jours détenu depuis 2004 par Jean-Luc Van Den Heede en monocoque. En mettant 94 jours 21 heures et 58 minutes, il signe une performance exceptionnelle compte tenu de la complexité du parcours.

Ce tour du monde à contre-sens  l’a conduit à franchir successivement les trois caps mythiques : le cap Horn, le cap Leeuwin et le cap de Bonne-Espérance dans des conditions souvent extrêmes. Une première en solitaire sur un multicoque, support pourtant réputé plus rapide mais aussi plus exigeant et vulnérable dans ces allures. 

Un marin de défis avec des choix assumés

Ce record s’inscrit dans la trajectoire singulière de Guirec Soudée, marin-aventurier habitué aux projets hors normes comme sa traversée de l’Atlantique à la rame.

Mais cette aventure marque aussi une rupture. Dès l’arrivée du dernier Vendée Globe, il annonce son intention de se lancer dans ce défi inédit. Au moment de prendre le départ, le skipper n’avait encore jamais navigué seul sur un Ultim, ce géant des mers de 32 mètres de long, habituellement mené en équipage. Un choix fort, qui témoigne de sa volonté de sortir de sa zone de confort. Plus rapide sur le papier, ce type de bateau est aussi beaucoup plus complexe à manœuvrer en solitaire et particulièrement exposé dans les conditions extrêmes rencontrées sur un parcours à l’envers.  

Tout au long de son tour du monde, Guirec a fait preuve d’une grande lucidité stratégique, n’hésitant pas à rallonger considérablement sa route (parfois de plusieurs milliers de milles) pour préserver son bateau et éviter les zones les plus dangereuses.

Un compromis permanent entre performance et sécurité, qui lui a permis de maintenir un niveau de vitesse élevé tout en gardant son Ultim presque intact jusqu’à la ligne d’arrivée. 

Avaries, fatigue et vigilance permanente

Derrière la performance, ce tour du monde a aussi été une épreuve physique et mentale intense.

Au fil des semaines, le skipper a dû composer avec plusieurs difficultés techniques, notamment une avarie sur un safran au sud-est de Madagascar qui l’a contraint à adapter sa navigation et à réduire la voilure sur certaines allures. D’autres incidents, comme le deuxième écran de la table à cartes qui a lâché, un problème sur le pilote automatique l’ont obligé à sécuriser en permanence sa navigation sur le mauvais bord. Une réparation en mer ou un arrêt dans une baie s’avérant trop périlleux, il choisit de poursuivre sa route malgré ces avaries.

À ces contraintes mécaniques s’est ajoutée une fatigue extrême. À bord d’un multicoque aussi puissant qu’exigeant, le repos reste précaire. Chaque phase de navigation demande une vigilance constante, tant le bateau peut devenir instable ou incontrôlable si les réglages ne sont pas parfaitement adaptés.

Les conditions rencontrées — mers formées, vents violents, trafic maritime dense ou encore passages délicats comme le cap de Bonne-Espérance ou le golfe de Gascogne — ont rendu cette aventure encore plus éprouvante.

Jusqu’aux derniers milles, rien n’était acquis. Même à l’arrivée, Guirec Soudée a traversé une petite dépression avec pas mal de mer du vent soutenu. Mais en marin expérimenté, il a su rester lucide, gérer ses efforts et préserver l’essentiel : son bateau et sa trajectoire.

Profondément optimiste, il avance avec une capacité rare à relativiser les difficultés. « Je suis quelqu’un d’hyper optimiste, j’essaie de voir le bon côté des choses en permanence », confie-t-il. Même dans les moments les plus exigeants, il garde en tête la chance de vivre une telle aventure, convaincu que les passages difficiles finissent toujours par laisser place à des conditions plus favorables.

En coupant la ligne à Ouessant, il concrétise bien plus qu’un record : une aventure humaine exceptionnelle, portée par l’engagement, la résilience et le goût du défi, des valeurs pleinement partagées par la MACSF.  

À lire également

 

 

Un tour du monde exigeant

Engagé dans une tentative de record du tour du monde à l’envers, Guirec Soudée s’est lancé dans un défi hors normes accompagné par la MACSF : parcourir les océans à contre-courant, avec l’ambition de repousser les records établis jusqu’ici. Depuis le départ, l’acclimatation progressive aux conditions du large et la diversité des situations météorologiques mobilisent pleinement le skipper MACSF. La succession de systèmes instables ne lui a pas permis d’installer un rythme de repos régulier, rendant l’exercice d’autant plus exigeant. Il témoigne : « Ces 10 derniers jours, la météo était très instable, j'ai dû beaucoup manœuvrer, j'ai eu beaucoup de zones de transition avec beaucoup de zones de molle, sans vent, c'était un peu fatigant ». En poursuivant sa descente vers le cap Horn le long des côtes brésiliennes, Guirec affichait néanmoins une avance de huit jours sur le record de référence avant ce passage clé.

 

Le cap Horn, un passage redouté des marins

C’est dans la nuit de mardi à mercredi que Guirec Soudée a franchi la longitude du cap Horn, après près de trois semaines de navigation. Il devient l’un des rares marins à réussir ce passage mythique à contre-sens, en solitaire, face aux vents dominants d’ouest. Une phase délicate du parcours, qui impose une attention constante et une gestion rigoureuse du bateau.

Situé à l’extrême sud du continent américain, le cap Horn marque la frontière entre l’Atlantique et le Pacifique, dans une zone où les conditions météorologiques sont parmi les plus hostiles de la planète. Falaise sombre culminant à plus de 400 mètres, ce cap a été, entre le XVIIIᵉ et le début du XXᵉ siècle, l’un des passages les plus redoutés de la navigation à voile. On estime que plus de 800 navires y ont coulé et que près de 10 000 marins y ont perdu la vie.  

 

Une préparation minutieuse avant l’épreuve

À l’approche du cap Horn, la vigilance a été de mise. Ces derniers jours, Guirec a dû composer avec des zones de pêche très fréquentées, l’amenant à réduire drastiquement ses temps de repos afin de limiter tout risque de collision. Il a également procédé à un contrôle technique complet de son IMOCA Ultim MACSF, notamment au niveau du puits de foil, afin d’aborder ce passage dans les meilleures conditions possibles.

Cette phase de préparation était essentielle : à ces latitudes, chaque manœuvre exige une concentration maximale, d’autant plus que les températures ont nettement chuté, avoisinant les 10 °C à proximité des îles Malouines. 

Pour en savoir plus sur la préparation de Guirec à ce tour du monde, la MACSF a réalisé un entretien avec son skipper juste avant son départ.

 

Des chiffres qui témoignent de la performance

Au passage du cap Horn, Guirec Soudée signe un temps de 21 jours, 18 heures et 44 minutes. Il a déjà parcouru 6 595 milles nautiques, soit plus de 12 200 kilomètres, avec une vitesse moyenne de 13,7 nœuds. Il affiche également une avance significative sur le record, avec plus de 2 000 milles nautiques d’avance.

Ce passage marque également la latitude la plus australe du parcours, un cap symbolique autant qu’un défi sportif et humain. 

 

Une vigilance maintenue après le passage du cap

Le skipper MACSF a exploité une fenêtre météorologique lui permettant de franchir le cap dans des conditions « acceptables » selon le navigateur, ce qui signifie « musclées » pour le Cap Horn, avec des vents soutenus et une mer formée. La prudence reste toutefois de mise dans les jours à venir. « Je me réjouirai vraiment dans trois ou quatre jours », explique-t-il, évoquant l’arrivée de systèmes dépressionnaires marqués, avec une mer pouvant atteindre 5 mètres et des vents déjà proches de 33 nœuds, appelés à se renforcer jusqu’à 40 voire 50 nœuds.  

En franchissant le cap Horn, Guirec Soudée confirme son engagement, sa maîtrise et la fiabilité de l’Ultim MACSF. Une étape clé est désormais franchie, avant de poursuivre la route vers des latitudes plus clémentes, sans jamais relâcher l’attention. 

Pour suivre le parcours de Guirec Soudée en temps réel tout au long de son tour du monde : cartographie interactive 

Un tour du monde à contre-courant 

Guirec Soudée s’engage dans l’un des défis maritimes les plus ambitieux : un tour du monde en solitaire, réalisé à contre-sens des grandes routes océaniques. Contrairement aux épreuves de référence comme le Vendée Globe, ce parcours s’effectue face aux vents dominants et aux principaux courants marins, rendant la navigation plus lente, plus technique et particulièrement éprouvante sur la durée. 

Au départ et à l’arrivée de Brest, le navigateur breton devra parcourir près de 40 000 milles nautiques, en contournant les grandes dépressions de l’hémisphère Sud. Le parcours conduira Guirec à franchir successivement le Cap Horn, le Cap Leeuwin puis le Cap de Bonne-Espérance, avant un retour vers l’Atlantique Nord.  

Le record du tour du monde à l’envers en solitaire est détenu depuis 2004 par Jean-Luc Van Den Heede, en monocoque, en 122 jours et 14 heures. En multicoque, seules deux tentatives ont été engagées à ce jour, sans qu’aucune n’ait pu être menée à son terme. 

 

Le défi en chiffres
 

tour-du-monde-en-chiffres.jpg

 

L’Ultim MACSF, un trimaran conçu pour l’endurance 

Pour relever ce défi, Guirec Soudée s’appuie sur le maxi trimaran Ultim MACSF, un bateau emblématique de la course au large. Long de 31 mètres et large de 21,2 mètres, ce multicoque est l’ancien Géronimo d’Olivier de Kersauson, vainqueur du Trophée Jules Verne en 2004. Entièrement reconstruit en 2014, il se distingue par sa robustesse et par des foils simples, moins exposés à la casse que ceux de dernière génération. 

Ces caractéristiques techniques constituent un atout majeur pour une navigation longue et exigeante, notamment dans les mers du Sud, où la fiabilité du bateau est déterminante. 

 

Suivre le tour du monde de Guirec Soudée 

Une cartographie interactive permet de suivre en temps réel la progression de Guirec Soudée tout au long de son tour du monde à l’envers. 

 

 

La MACSF maintient son engagement dans la voile 

Ce tour du monde à l’envers s’inscrit dans une année de transition pour le programme IMOCA MACSF, entre la participation au Vendée Globe 2024-2025 et le lancement d’un nouveau cycle à partir de 2026. En soutenant Guirec Soudée dans ce projet hors normes, la MACSF maintient une présence forte et cohérente dans l’univers de la voile. 

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  • Un tour du monde exigeant

    Engagé dans une tentative de record du tour du monde à l’envers, Guirec Soudée s’est lancé dans un défi hors normes accompagné par la MACSF : parcourir les océans à contre-courant, avec l’ambition de repousser les records établis jusqu’ici. Depuis le départ, l’acclimatation progressive aux conditions du large et la diversité des situations météorologiques mobilisent pleinement le skipper MACSF. La succession de systèmes instables ne lui a pas permis d’installer un rythme de repos régulier, rendant l’exercice d’autant plus exigeant. Il témoigne : « Ces 10 derniers jours, la météo était très instable, j'ai dû beaucoup manœuvrer, j'ai eu beaucoup de zones de transition avec beaucoup de zones de molle, sans vent, c'était un peu fatigant ». En poursuivant sa descente vers le cap Horn le long des côtes brésiliennes, Guirec affichait néanmoins une avance de huit jours sur le record de référence avant ce passage clé.

     

    Le cap Horn, un passage redouté des marins

    C’est dans la nuit de mardi à mercredi que Guirec Soudée a franchi la longitude du cap Horn, après près de trois semaines de navigation. Il devient l’un des rares marins à réussir ce passage mythique à contre-sens, en solitaire, face aux vents dominants d’ouest. Une phase délicate du parcours, qui impose une attention constante et une gestion rigoureuse du bateau.

    Situé à l’extrême sud du continent américain, le cap Horn marque la frontière entre l’Atlantique et le Pacifique, dans une zone où les conditions météorologiques sont parmi les plus hostiles de la planète. Falaise sombre culminant à plus de 400 mètres, ce cap a été, entre le XVIIIᵉ et le début du XXᵉ siècle, l’un des passages les plus redoutés de la navigation à voile. On estime que plus de 800 navires y ont coulé et que près de 10 000 marins y ont perdu la vie.  

     

    Une préparation minutieuse avant l’épreuve

    À l’approche du cap Horn, la vigilance a été de mise. Ces derniers jours, Guirec a dû composer avec des zones de pêche très fréquentées, l’amenant à réduire drastiquement ses temps de repos afin de limiter tout risque de collision. Il a également procédé à un contrôle technique complet de son IMOCA Ultim MACSF, notamment au niveau du puits de foil, afin d’aborder ce passage dans les meilleures conditions possibles.

    Cette phase de préparation était essentielle : à ces latitudes, chaque manœuvre exige une concentration maximale, d’autant plus que les températures ont nettement chuté, avoisinant les 10 °C à proximité des îles Malouines. 

    Pour en savoir plus sur la préparation de Guirec à ce tour du monde, la MACSF a réalisé un entretien avec son skipper juste avant son départ.

     

    Des chiffres qui témoignent de la performance

    Au passage du cap Horn, Guirec Soudée signe un temps de 21 jours, 18 heures et 44 minutes. Il a déjà parcouru 6 595 milles nautiques, soit plus de 12 200 kilomètres, avec une vitesse moyenne de 13,7 nœuds. Il affiche également une avance significative sur le record, avec plus de 2 000 milles nautiques d’avance.

    Ce passage marque également la latitude la plus australe du parcours, un cap symbolique autant qu’un défi sportif et humain. 

     

    Une vigilance maintenue après le passage du cap

    Le skipper MACSF a exploité une fenêtre météorologique lui permettant de franchir le cap dans des conditions « acceptables » selon le navigateur, ce qui signifie « musclées » pour le Cap Horn, avec des vents soutenus et une mer formée. La prudence reste toutefois de mise dans les jours à venir. « Je me réjouirai vraiment dans trois ou quatre jours », explique-t-il, évoquant l’arrivée de systèmes dépressionnaires marqués, avec une mer pouvant atteindre 5 mètres et des vents déjà proches de 33 nœuds, appelés à se renforcer jusqu’à 40 voire 50 nœuds.  

    En franchissant le cap Horn, Guirec Soudée confirme son engagement, sa maîtrise et la fiabilité de l’Ultim MACSF. Une étape clé est désormais franchie, avant de poursuivre la route vers des latitudes plus clémentes, sans jamais relâcher l’attention. 

    Pour suivre le parcours de Guirec Soudée en temps réel tout au long de son tour du monde : cartographie interactive 

  • Un tour du monde à contre-courant 

    Guirec Soudée s’engage dans l’un des défis maritimes les plus ambitieux : un tour du monde en solitaire, réalisé à contre-sens des grandes routes océaniques. Contrairement aux épreuves de référence comme le Vendée Globe, ce parcours s’effectue face aux vents dominants et aux principaux courants marins, rendant la navigation plus lente, plus technique et particulièrement éprouvante sur la durée. 

    Au départ et à l’arrivée de Brest, le navigateur breton devra parcourir près de 40 000 milles nautiques, en contournant les grandes dépressions de l’hémisphère Sud. Le parcours conduira Guirec à franchir successivement le Cap Horn, le Cap Leeuwin puis le Cap de Bonne-Espérance, avant un retour vers l’Atlantique Nord.  

    Le record du tour du monde à l’envers en solitaire est détenu depuis 2004 par Jean-Luc Van Den Heede, en monocoque, en 122 jours et 14 heures. En multicoque, seules deux tentatives ont été engagées à ce jour, sans qu’aucune n’ait pu être menée à son terme. 

     

    Le défi en chiffres
     

    tour-du-monde-en-chiffres.jpg

     

    L’Ultim MACSF, un trimaran conçu pour l’endurance 

    Pour relever ce défi, Guirec Soudée s’appuie sur le maxi trimaran Ultim MACSF, un bateau emblématique de la course au large. Long de 31 mètres et large de 21,2 mètres, ce multicoque est l’ancien Géronimo d’Olivier de Kersauson, vainqueur du Trophée Jules Verne en 2004. Entièrement reconstruit en 2014, il se distingue par sa robustesse et par des foils simples, moins exposés à la casse que ceux de dernière génération. 

    Ces caractéristiques techniques constituent un atout majeur pour une navigation longue et exigeante, notamment dans les mers du Sud, où la fiabilité du bateau est déterminante. 

     

    Suivre le tour du monde de Guirec Soudée 

    Une cartographie interactive permet de suivre en temps réel la progression de Guirec Soudée tout au long de son tour du monde à l’envers. 

     

     

    La MACSF maintient son engagement dans la voile 

    Ce tour du monde à l’envers s’inscrit dans une année de transition pour le programme IMOCA MACSF, entre la participation au Vendée Globe 2024-2025 et le lancement d’un nouveau cycle à partir de 2026. En soutenant Guirec Soudée dans ce projet hors normes, la MACSF maintient une présence forte et cohérente dans l’univers de la voile.