* source : Baromètre AMF de l'épargne et de l'investissement 2025. Consulter le focus : les femmes et l'investissement >
Cet article en bref
- Bien qu'elles privilégient souvent les supports sécurisés par prudence, les femmes investissent de plus en plus, une dynamique particulièrement marquée chez les moins de 35 ans.
- La constitution de leur patrimoine se heurte à des freins structurels concrets : des revenus en moyenne plus faibles, des parcours professionnels parfois interrompus et un manque de confiance persistant en matière financière.
- La stratégie patrimoniale la plus efficace repose sur la régularité plutôt que sur le montant initial : il s'agit d'investir progressivement, avec ses moyens, et d'adapter son effort aux différentes étapes de la vie.
- L'assurance vie constitue un outil de long terme idéal pour accompagner ces évolutions, car elle permet de combiner épargne disponible (fonds en euros) et diversification progressive (unités de compte).
- À la MACSF, le contrat RES Multisupport(1) est accessible dès 30 € par mois et affiche un rendement de 3,15 % en 2025 pour son fonds en euros (net de frais de gestion, hors prélèvements sociaux et fiscaux).
Ce que révèle le Baromètre AMF sur les habitudes d’investissement des femmes
Les données de l’Autorité des marchés financiers montrent une réalité nuancée. Les femmes investissent encore moins souvent que les hommes dans les placements considérés comme plus risqués, mais l’écart tend à se réduire progressivement, en particulier chez les plus jeunes. L’enjeu n’est donc pas de savoir si les femmes s’intéressent à l’investissement, mais comment elles y entrent, à quel rythme et avec quel niveau de confiance.
Les femmes investissent moins souvent dans les placements risqués
Selon le Baromètre AMF de l’épargne et de l’investissement 2025, 24% des femmes déclarent détenir des produits d’investissement tels que des actions via un compte-titres ou un PEA, des crypto-actifs ou des placements de financement participatif, contre 45% des hommes. Les femmes représentent également 38% des investisseurs en Bourse. Ces chiffres illustrent une sous-représentation persistante dans les placements à potentiel de rendement élevé sur le long terme.
Cette différence ne signifie pas que les femmes investissent peu : elle montre surtout qu’elles privilégient plus souvent des supports perçus comme plus sécurisés, notamment les livrets réglementés ou l’assurance vie en fonds en euros.
Une aversion au risque plus marquée
L’AMF constate également que 51% des femmes déclarent refuser toute prise de risque en matière de placement, contre 31% des hommes. Cette prudence peut conduire à conserver une part importante de son épargne sur des supports très peu rémunérateurs, ce qui limite le potentiel de valorisation du patrimoine à long terme.
Les femmes épargnent d’abord pour sécuriser leur avenir
Pour autant, la prudence n’est pas incompatible avec une stratégie patrimoniale efficace. Des solutions comme l’assurance vie permettent précisément d’ajuster progressivement son niveau d’exposition au risque, en combinant des supports sécurisés et des supports plus dynamiques selon son horizon de placement et son profil d’épargnant.
Zoom : Pourquoi cette approche est cohérente d’un point de vue patrimonial ?
Être prudente avec son argent n’est pas une erreur patrimoniale. Au contraire, disposer d’une épargne de précaution, protéger son patrimoine et préparer progressivement l’avenir sont des étapes essentielles d’une stratégie financière solide. Le véritable enjeu est souvent ailleurs : comment conserver cette sécurité tout en faisant fructifier son patrimoine sur le long terme.
C’est précisément là que des solutions comme l’assurance vie peuvent jouer un rôle intéressant, en permettant de combiner une part d’épargne sécurisée et une exposition progressive à des placements plus dynamiques, selon son horizon de temps et sa tolérance au risque.
Les jeunes femmes investissent davantage que leurs aînées
L’un des enseignements les plus encourageants du Baromètre est l’émergence d’une nouvelle génération d’investisseuses. La part des femmes déclarant détenir des produits d’investissement est passée de 21% en 2023 à 24% en 2025. Cette progression est particulièrement marquée chez les femmes de moins de 35 ans appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures, dont près d’une sur deux est déjà investisseuse.
Cette évolution traduit une recherche croissante d’autonomie financière dès le début de la carrière professionnelle. Pour une femme d’une trentaine d’années, commencer à investir même avec des montants modestes peut avoir un impact important sur la constitution de son patrimoine à long terme grâce à la durée de placement et à l’effet de capitalisation.
Les freins à la constitution d’un patrimoine sont souvent structurels
Les différences observées entre les femmes et les hommes en matière de patrimoine ne peuvent pas être expliquées uniquement par des préférences personnelles. Les données de l’Autorité des marchés financiers (AMF) montrent que les femmes disposent, en moyenne, de revenus et d’un patrimoine financier déclarés plus faibles, ce qui réduit mécaniquement leur capacité à investir et à diversifier leurs placements. Autrement dit, la question n’est pas seulement : « Les femmes investissent-elles différemment ? » mais aussi : « Avec quelles ressources peuvent-elles construire leur patrimoine ? »
Des revenus et un patrimoine financier en moyenne plus faibles
L’édition spéciale du Baromètre AMF de l’épargne et de l’investissement (2025) souligne que les femmes déclarent plus souvent des niveaux de revenus et de patrimoine financier inférieurs à ceux des hommes. Cette réalité influence directement la constitution d’un patrimoine : lorsqu’une part importante du budget est consacrée aux dépenses courantes, il reste moins de marge pour investir sur le long terme.
Ces écarts ne signifient pas que toutes les femmes disposent d’un patrimoine plus faible, mais ils constituent une tendance statistique suffisamment marquée pour influencer les comportements d’épargne et d’investissement.
Des parcours professionnels plus souvent interrompus
La construction d’un patrimoine s’inscrit dans le temps. Les interruptions de carrière liées à la maternité, le recours plus fréquent au temps partiel ou des trajectoires professionnelles moins linéaires peuvent ralentir l’accumulation d’épargne au fil des années.
Ces situations ont des effets cumulatifs : une capacité d’épargne plus faible aujourd’hui peut aussi entraîner un patrimoine moins important demain, avec des conséquences sur la préparation de la retraite ou sur les possibilités de transmission.
Le manque de confiance, un frein plus important que le manque de compétences
L’un des enseignements les plus intéressants des travaux de l’AMF concerne le sentiment de compétence financière. En 2025, seules 28% des femmes déclarent bien s’y connaître en matière d’épargne et de placements, contre 51% des hommes. Pourtant, les études montrent que les écarts réels de connaissances sont bien moins importants que cet écart de perception.
Ce manque de confiance peut conduire à repousser une décision d’investissement, à conserver une épargne sur des supports peu rémunérateurs ou à déléguer entièrement les choix patrimoniaux à un tiers. Il ne s’agit pas d’un défaut de capacité, mais d’un frein psychologique documenté par les enquêtes de l’AMF.
Comprendre ces freins est essentiel : ils montrent que la constitution d’un patrimoine ne dépend pas seulement de la volonté d’épargner, mais aussi des conditions dans lesquelles cette épargne est construite. C’est pourquoi les solutions les plus efficaces sont souvent celles qui permettent d’investir progressivement, avec des montants adaptés à sa situation et un niveau de risque choisi.
Comment développer son patrimoine progressivement quand on est une femme ?
Construire un patrimoine ne suit pas toujours une trajectoire linéaire. Une carrière qui démarre, une période de temps partiel, un congé maternité, un changement de profession ou une séparation peuvent modifier durablement la capacité d’épargne. C’est pourquoi, pour de nombreuses femmes, la question n’est pas tant « combien investir ? » que « comment avancer avec un parcours parfois moins régulier ? »
L’enjeu est moins de rechercher un placement parfait que de mettre en place une stratégie qui puisse évoluer avec les différentes étapes de la vie.
Commencer avec les moyens dont on dispose
Il est fréquent de penser qu’il faut attendre une augmentation de salaire, la fin d’un crédit ou une situation familiale stabilisée avant de commencer à investir. Pourtant, la constitution d’un patrimoine repose souvent sur la régularité plutôt que sur le montant des premiers versements.
Prenons l’exemple de Kenza, 32 ans, infirmière libérale. Dès ses premières années d’installation, elle a choisi de mettre de côté 150€ par mois pour préparer un futur achat immobilier et sa retraite. Ce montant reste compatible avec son budget, et lui permet de commencer à investir sans attendre d’avoir constitué un capital important.
L’objectif n’est pas d’épargner au maximum, mais de créer une dynamique qui pourra être renforcée au fil de la carrière.
Adapter son épargne aux différentes étapes de la vie
Une stratégie patrimoniale peut évoluer avec les événements personnels et professionnels. Une période de congé parental, une baisse temporaire d’activité ou, au contraire, une progression de revenus peuvent conduire à ajuster les montants investis ou la répartition des placements.
L’exemple de Sarah, 38 ans, médecin salariée, illustre cette logique. Après une interruption de carrière liée à la naissance de son deuxième enfant, elle reprend progressivement son activité et augmente ses versements d’épargne à mesure que ses revenus se stabilisent. Elle ne cherche pas à « rattraper » les années passées, mais à construire une stratégie cohérente avec sa situation actuelle.
Cette souplesse est souvent plus efficace qu’une approche fondée sur des objectifs irréalistes.
Diversifier progressivement ses placements
Beaucoup de femmes privilégient les placements sécurisés, notamment pour conserver une épargne disponible. Cette prudence peut constituer une base solide, à condition de conserver aussi une perspective de long terme.
Une approche progressive consiste à conserver une épargne de précaution facilement mobilisable, puis à répartir une partie de son épargne sur différents placements en fonction de son profil, de ses objectifs et de son horizon de placement. Cette diversification peut porter sur les types de supports, les classes d’actifs, les secteurs ou encore les zones géographiques, sans nécessairement augmenter son niveau de risque.
L’AMF rappelle que la répartition de l’épargne doit être adaptée à chaque situation. Elle peut donc évoluer au fil du temps, en fonction des projets, des besoins et du patrimoine constitué.
C’est dans cette logique d’évolution progressive qu’un contrat d’assurance vie peut trouver sa place dans une stratégie patrimoniale.
L’assurance vie : un outil pour construire son patrimoine dans la durée
L’assurance vie peut constituer une solution intéressante pour celles et ceux qui souhaitent développer progressivement leur patrimoine. Son intérêt tient notamment à sa souplesse : elle permet d’épargner à son rythme, de choisir entre différents supports d’investissement et de faire évoluer la répartition de son épargne au fil du temps. Elle peut ainsi accompagner plusieurs étapes de la vie, de la constitution d’une première épargne à la préparation de la retraite ou à la transmission d’un patrimoine.
Une épargne qui peut évoluer avec ses projets
L’un des atouts de l’assurance vie est sa capacité à s’adapter à différents horizons et objectifs. Un même contrat peut accueillir une épargne destinée à un projet à moyen ou long terme, tout en permettant de modifier progressivement la répartition des sommes investies.
Les contrats multisupports proposent généralement plusieurs catégories de placements. Le fonds en euros offre une garantie en capital selon les conditions du contrat, tandis que les unités de compte(2) permettent d’accéder à des supports plus diversifiés, avec un potentiel de rendement plus élevé et en contrepartie un risque de perte en capital. La répartition entre ces supports doit donc être déterminée en fonction de l’horizon de placement, des objectifs et du niveau de risque que l’épargnant est prêt à accepter.
Il existe un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte(2). Avant tout investissement veiller à déterminer votre profil d’épargnant avec votre conseiller.
L’assurance vie peut également rester disponible : il est possible, sous certaines conditions, d’effectuer des retraits, appelés rachats, ou même des demandes d’avance (l'avance est comme un prêt consenti par votre assureur et gagé sur votre épargne). L'assurance vie peut donc trouver sa place dans une stratégie patrimoniale sans nécessairement immobiliser l’épargne.
Commencer progressivement grâce aux versements réguliers
Pour une personne qui souhaite se constituer un patrimoine sans disposer d’un capital important au départ, les versements réguliers peuvent être une manière de commencer progressivement. Le principe est simple : une somme définie à l’avance est versée périodiquement sur le contrat, en fonction de ses capacités d’épargne.
Cette approche peut être particulièrement adaptée lorsque les revenus évoluent au fil de la carrière. Le montant épargné peut ainsi être ajusté en fonction des changements de situation, des projets ou des priorités financières.
Reprenons l’exemple de Kenza, 32 ans, infirmière libérale pour illustrer combien elle parvient à mettre de côté pendant 16 ans, avec une assurance vie, en modulant ses versements :
- 150€ par mois pendant 5 ans,
- Puis 100€ par mois pendant 3 ans,
- Et enfin 250€ par mois les 8 années suivantes.
Phase 1 :
| Versements de 150€ par mois pendant 5 ans | Rendement annuel moyen de 3,15% | Rendement annuel moyen de 5% |
|---|---|---|
| Versements cumulés | 9 000€ | 9 000€ |
Intérêts cumulés | 723€ | 1 172€ |
| Capital au bout de 5 ans | 9 723€ | 10 172€ |
Phase 2 :
| Versements de 100€ par mois pendant 3 ans | Rendement annuel moyen de 3,15% | Rendement annuel moyen de 5% |
|---|---|---|
| Versements cumulés | 13 323€ | 13 772€ |
Intérêts cumulés | 1 116€ | 1 872€ |
| Capital au bout de 3 ans | 14 439€ | 15 644€ |
Phase 3 :
| Versements de 250€ par mois pendant 8 ans | Rendement annuel moyen de 3,15% | Rendement annuel moyen de 5% |
|---|---|---|
Versements cumulés | 38 439€ | 39 644€ |
Intérêts cumulés | 7 271€ | 12 767€ |
| Capital final | 45 710€ | 52 411€ |
Cet exemple est sans engagement contractuel et ne présente qu'un caractère informatif. Simulation pédagogique avec des rendements annuels constants, hors fiscalité, prélèvements sociaux et frais.
L’objectif n’est pas de consacrer une part excessive de ses revenus à l’investissement, mais de construire progressivement une épargne de long terme tout en conservant une épargne de précaution disponible.
N’hésitez pas à tester vous-mêmes plusieurs scénarios qui correspondent à vos objectifs et vos capacités d’épargne grâce à notre simulateur épargne >
Le RES Multisupport de la MACSF : une solution pour diversifier son épargne
À la MACSF, le RES Multisupport(1) est un contrat d’assurance vie multisupport qui permet d’investir sur un fonds en euros et sur une sélection d’unités de compte. L’offre financière comprend une vingtaine de supports, avec différentes classes d’actifs et zones géographiques, afin de permettre une diversification adaptée au profil de chaque épargnante et épargnant.
Ses points forts :
- Compétitivité : les frais sont parmi les plus bas du marché(3)
- Performance : un rendement pour son fonds en euros supérieur à la moyenne du marché : 3,15% en 2025, net de frais de gestion, hors prélèvement sociaux et fiscaux.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. - Souplesse : vous adaptez comme vous le souhaitez le montant et le rythme de vos versements.
- Facilité : vous disposez d'un accès en ligne à vos contrats 24h/24, avec les e-services et l'appli MACSF.
- Accessibilité : 30€(4) suffisent pour ouvrir votre contrat
Découvrez le RES Multisupport de la MACSF et les différentes possibilités d’investissement proposées selon votre profil :
Conclusion : une stratégie patrimoniale évolutive et sur mesure
’assurance vie peut répondre à plusieurs objectifs patrimoniaux au cours d’une même vie : financer un projet, préparer sa retraite ou organiser la transmission de son patrimoine. C’est cette capacité à évoluer avec les besoins de l’épargnant qui en fait un outil de long terme, plutôt qu'un placement réservé à une étape particulière de la vie.
Au-delà de la constitution d’un capital, l’assurance vie peut également jouer un rôle dans la protection de ses proches. Grâce à la clause bénéficiaire, le souscripteur peut désigner la ou les personnes qui recevront les sommes présentes sur le contrat en cas de décès. Cette possibilité peut être utile pour protéger un conjoint, un partenaire de PACS, des enfants ou toute autre personne de son choix, dans le respect des règles applicables. L’assurance vie est ainsi souvent utilisée comme un outil de transmission patrimoniale, en complément des autres dispositifs de succession.
l’assurance vie n’est pas un placement spécifiquement destiné aux femmes. Son intérêt réside dans sa capacité à s’intégrer dans une stratégie patrimoniale personnalisée et sur mesure.
Pour une femme qui souhaite construire son patrimoine progressivement, elle peut notamment permettre de combiner épargne régulière, diversification et préparation de projets à long terme.
Questions fréquentes :
Oui, elles font preuve d'une aversion au risque plus marquée et privilégient majoritairement la sécurité. Selon les données de l'AMF, 51% des femmes refusent toute prise de risque en matière de placement, contre 31% des hommes, ce qui les oriente davantage vers les livrets réglementés ou les supports garantis en capital.
Oui, les données récentes montrent l'émergence d'une nouvelle génération d'investisseuses. La détention de produits d'investissement est en forte progression chez les femmes de moins de 35 ans, dont près d'une sur deux (CSP+) investit déjà. Cette évolution traduit une volonté de construire son autonomie financière dès le début de la vie active, ce qui permet de maximiser la constitution du patrimoine grâce à l'effet de capitalisation sur le long terme.
Non, la constitution d'un patrimoine repose d'abord sur la régularité des versements plutôt que sur le montant initial investi. Il est recommandé de commencer avec les moyens dont on dispose (par exemple via des versements mensuels) et d'augmenter son effort d'épargne au fil des évolutions de carrière et de la stabilisation de ses revenus.
C'est un outil patrimonial de long terme extrêmement souple, idéal pour s'adapter à des parcours de vie ou professionnels parfois non linéaires. L'assurance vie permet de moduler ses versements à son rythme, de panacher son capital entre un fonds en euros sécurisé et des unités de compte plus dynamiques, tout en préparant simultanément sa retraite ou la transmission de son patrimoine.

