COVID-19 : quel rôle pour la médecine de ville dans la 2ème vague ?

Le 02.12.2020 par MACSF
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Les médecins généralistes exerçant en cabinet sont fortement impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie « tester, tracer, isoler ».

Davantage sollicitée aujourd’hui que pendant la 1re phase de l’épidémie de la Covid-19, la médecine de ville participe au suivi des patients, tout en continuant de recevoir en parallèle les malades chroniques et non-COVID.

Deuxième vague : la médecine de ville associée au suivi des patients Covid-19

Quelques chiffres permettent de souligner la différence entre la première et la deuxième vague épidémique, ainsi que le rôle que la médecine de ville est appelée à tenir dans cette nouvelle phase.

Seuls 3 % des patients COVID sont aujourd’hui hospitalisés (1). Les autres malades sont donc suivis en ville. Comme l’a rappelé début novembre le ministre de la Santé, sur 100 personnes positives, 90 n’ont pas de symptôme ou une forme légère de la maladie leur permettant de rester chez eux (2).

Très peu impliquée au moment du confinement du printemps dernier, la médecine de ville est désormais associée au suivi des patients COVID, conformément aux recommandations émises par la Haute Autorité de Santé (HAS) le 9 novembre 2020.

Les médecins généralistes exerçant en cabinet sont fortement impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie « tester, tracer, isoler », conformément à la doctrine officielle complète de prise en charge des patients COVID(3).

Médecine de ville et COVID-19 : prendre le relais des hôpitaux

Dans le cadre du déploiement de la deuxième vague de la COVID-19, il revient ainsi à la médecine de ville de prendre en charge des patients ne présentant pas de facteur de risque particulier et dont l’état ne suscite pas d’inquiétude.

Tant que leur état le permet, il est désormais recommandé que les patients soient maintenus chez eux avec, si nécessaire, une hospitalisation à domicile(4). Mis en place sur demande du médecin traitant, le système implique au moins deux visites quotidiennes d’un infirmier diplômé d’État (IDE).

Pour soulager les services et personnels hospitaliers, le séjour des patients COVID dans les établissements de soins a été raccourci. Une fois à domicile, leur suivi s’effectue en coordination avec les médecins de ville.

Face à ces nouvelles missions, certains médecins ont exprimé toutefois leur inquiétude quant au risque de complications observées chez certains patients et contre lesquelles ils se sentent démunis.

Médecine de ville : des cabinets encombrés

Pendant la 1re vague, les patients COVID comme les personnes suspectant une infection étaient presque systématiquement orientés vers les hôpitaux. Ils consultent désormais leur médecin de ville pour obtenir la prescription d’un test, puis éventuellement leur traitement et leur suivi.

Ces patients s’ajoutent au flux des consultations classiques et des malades chroniques normalement pris en charge par les cabinets en ville.

En effet, alors que de nombreux généralistes avaient cessé de consulter pendant le 1er confinement, leur activité n’a cette fois pas été suspendue. Leurs cabinets sont, au contraire, très chargés avec la présence de ces deux types de consultations.

Le point sur les mesures dérogatoires pour les médecins généralistes

Pendant la prolongation de l’urgence sanitaire, l’Assurance maladie a pris des dispositions permettant d’accompagner les médecins de ville dans la lutte contre l’épidémie(5).

Ces mesures visent notamment à limiter les contacts et les risques de contamination, en facilitant la télémédecine et en permettant la prise en charge de certains patients avec des consultations et un suivi à distance.

Dans le cas où les laboratoires de biologie médicale ne peuvent répondre à la demande, médecins et étudiants en médecine sont autorisés à réaliser les tests de dépistage, et ce particulièrement dans le cadre du déploiement des tests antigéniques(6).

Les médecins libéraux contraints d’interrompre leur activité en raison d’une infection à la COVID-19, pour faire garder leurs enfants ou parce qu’ils sont vulnérables peuvent bénéficier d’indemnités journalières s’élevant jusqu’à 112 euros par jour(7).

(1) Jacques Battistoni, président de MG France, premier syndicat de généralistes, cité par le monde - 09.11.20
(2) Olivier Véran repris par BFM TV - 06.11.20
(3) Prise en charge par les médecins de ville des patients atteints de Covid-19 en phase de déconfinement - Solidarité Santé Gouv -  13.05.20
(4)(5) Prise en charge en hospitalisation à domicile (HAD) - Solidarité Santé Gouv -  13.05.20
(6) Dépistage de la Covid-19 : déploiement des tests antigéniques - Améli - 18.11.20
(7) Covid-19 : le point sur la prise en charge des IJ des professionnels de santé libéraux - Améli - 12.11.20

 

Sources :
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/09/chez-les-generalistes-on-parle-covid-toute-la-journee_6059085_3244.html
https://www.has-sante.fr/jcms/p_3190801/fr/prise-en-charge-de-premier-recours-des-patients-suspectes-de-covid-19-apres-la-levee-du-confinement
https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/professionnels-de-sante/article/en-ambulatoire-recommandations-covid-19-et-prise-en-charge

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