Cet article en bref
- Oui, les unités de compte(1) comportent un risque : leur capital n'est pas garanti et leur valeur suit les marchés financiers.
- Ce risque se mesure grâce à un indicateur noté de 1 à 7, présent notamment dans le document d'informations clés (DIC) de chaque support.
- Il se maîtrise en choisissant des supports adaptés à votre profil, en visant le long terme, en diversifiant et en sécurisant vos gains.
- Toutes les UC ne se valent pas : actions (plus volatiles), fonds patrimoniaux (plus souples), immobilier (non garanti, comme l'a montré les baisses de valorisation successives de 2023-2024).
- Sur le long terme, ce risque est historiquement rémunéré : en 2025, la gamme financière MACSF a affiché 8,5%(2) de performance moyenne*.
* Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Les unités de compte sont-elles vraiment risquées ?
Pour répondre simplement, la réponse est oui, mais pas de façon incontrôlable. Contrairement au fonds en euros, une unité de compte n'offre pas de garantie en capital : sa valeur peut monter comme baisser. En contrepartie de ce risque, elle vise une performance supérieure sur la durée. Dans la majorité des cas, l’épargnant ne va pas chercher à éviter le risque à tout prix, mais à le comprendre et à l'ajuster à son profil et à ses projets.
Pourquoi les unités de compte comportent-elles un risque ?
Les unités de compte sont jugées risquées pour trois raisons : le capital n'est pas garanti, les intérêts ne se capitalisent pas et l'assureur n'a pas la main sur les décisions des sociétés de gestion.
Le capital n'est pas garanti
Le contrat d'assurance vie multisupport(3)comporte deux types de placement : les fonds en euros et les unités de compte. Les fonds en euros sont réputés sans risque, mais offrent en contrepartie un rendement mesuré. À l'inverse, l'assureur garantit le nombre d'unités de compte, mais pas leur valeur, qui dépend des fluctuations des marchés. Cette prise de risque est compensée par de meilleures perspectives de performance, sans que l'épargnant puisse savoir à l'avance s'il dégagera une plus-value ou une moins-value.
Les intérêts ne sont pas capitalisés
Sur un fonds en euros, les intérêts servis chaque année s'ajoutent au capital et sont définitivement acquis (c'est l'effet cliquet). Avec des unités de compte, les gains traduisent la valorisation du support à un instant donné, mais peuvent être perdus si sa valeur diminue ensuite.
L'assureur ne gère pas directement les supports
L'assureur joue un rôle d'intermédiaire entre l'épargnant et le gestionnaire d'actifs. Il ne prend pas les décisions stratégiques de gestion, même si ses équipes financières sélectionnent des UC de qualité, adaptées à chaque profil d'épargnant.
Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Avant tout investissement, veillez à bien définir votre profil d'épargnant avec votre conseiller.
Quels sont les différents niveaux de risque des unités de compte ?
Il existe plusieurs familles d'unités de compte, chacune avec un niveau de risque différent :
- Les UC en actions : investies sur les marchés, elles sont soumises à leur volatilité et figurent parmi les plus risquées, mais aussi les plus potentiellement performantes.
- Les UC flexibles ou multi-classes d'actifs (fonds patrimoniaux) : investies à la fois en actions et, principalement, en obligations. Elles sont en général moins risquées que les UC en actions, car les gérants adaptent l'allocation au contexte de marché.
- Les UC immobilières (OPCI, SCPI) : longtemps perçues comme relativement stables, elles ont rappelé, lors de la correction du marché immobilier de 2023 et 2024, qu'elles comportent elles aussi un risque de baisse.
- Il existe aussi des supports moins connus, comme les fonds de métaux précieux, les fonds d'actifs non cotés ou encore les fonds à échéance.
Le niveau de risque est mesuré à l’aide du SRI - indicateur synthétique de risque : échelle graduée de 1 à 7, normalisée par l'Union européenne au titre de la réglementation PRIIPs. Plus le SRI est élevé, plus le support est potentiellement risqué.
Il figure notamment dans le document d'informations clés (DIC) de chaque support, disponible sur le site de l'assureur. Il permet de se faire une idée précise des risques encourus avant d'investir.
Comment limiter le risque des unités de compte ?
Le risque des UC ne disparaît jamais totalement, mais plusieurs leviers permettent de le réduire.
En déterminant son profil d'épargnant
Inutile de viser une répartition de 80% en unités de compte si vous avez une forte aversion au risque. Pour situer votre profil, un questionnaire rapide pour déterminer votre profil d’épargnant : selon vos réponses, vous êtes considéré comme un épargnant prudent, modéré ou dynamique, et un profil de gestion adapté vous est proposé. Ce questionnaire est accessible sur votre espace personnel, si vous êtes sociétaire MACSF, ou bien en rendez-vous avec un conseiller.
Plusieurs modes de gestion existent à la MACSF : les profils permanents (Sérénité, Équilibre, Dynamique, mais aussi Evolution), où votre épargne est entièrement pilotée par l'assureur, et le profil Libre, où vous gérez vous-même la répartition de vos supports.
À lire aussi : Découvrez comment choisir votre mode de gestion>
En adaptant ses UC à son horizon de placement
Plus l'échéance de votre placement est lointaine, plus le risque de perte en capital se dilue dans le temps. Il est donc recommandé de réserver les unités de compte les plus risquées, mais potentiellement les plus performantes, à vos projets de long terme.
En diversifiant ses supports
Répartir son épargne sur plusieurs familles d'unités de compte (actions, obligations, immobilier) limite le risque global et améliore les perspectives de performance. Vous pouvez aussi diversifier par zone géographique ou par secteur d'activité, pour ne pas dépendre d'un seul marché.
En sécurisant régulièrement ses gains
Si vous avez choisi le profil Libre, plusieurs options automatiques vous aident à protéger votre épargne :
- La sécurisation des gains : les plus-values des UC basculent vers le fonds en euros dès qu'un plafond est atteint ;
- L'option stop loss : une fois un seuil de perte atteint, les UC concernées sont revendues pour limiter la moins-value ;
- La sécurisation progressive selon l'âge : plus vous approchez de la retraite, moins votre contrat comporte d'unités de compte.
Focus : les bons réflexes quand les marchés financiers chutent
Lors d’une baisse des marchés, le réflexe de vendre peut sembler rassurant, mais c’est souvent le pire moment pour le faire. Tant que vous ne désinvestissez pas, les pertes restent potentielles. En vendant après une forte baisse, vous vendez à perte et vous risquez de manquer le rebond, qui peut intervenir rapidement et sans signe annonciateur.
Il est donc essentiel de revenir à son objectif d’investissement. Si votre épargne est destinée à un projet de long terme, retraite, achat immobilier, études des enfants ou transmission, une correction ponctuelle des marchés ne remet généralement pas en cause votre stratégie. Les fluctuations font partie du fonctionnement normal des marchés financiers et doivent être analysées à l’aune de votre horizon de placement.
Le risque en vaut-il la peine ?
Sur le long terme, le risque des unités de compte est historiquement rémunéré. En 2025, la gamme financière MACSF a affiché une performance moyenne de 8,5%, frais de gestion déduits et hors prélèvements sociaux et fiscaux, quand la moyenne du marché des UC s'établissait à 4,7%. À titre de comparaison, le fonds en euros servait 3,15% net de frais de gestion, hors prélèvements sociaux et fiscaux, à la MACSF sur la même année. Ainsi, les unités de compte présentant un réel potentiel.
Pour visualiser ce que cela peut représenter, prenons un exemple simple et purement illustratif : 10 000€ placés pendant 15 ans, avec un versement de 50€ par mois supplémentaires :
Hypothèse de rendement annuel moyen | Capital estimé au bout de 15 ans |
|---|---|
2,63% (proche d'un bon fonds en euros) | 26 892€ |
4,5% (allocation diversifiée incluant des UC) | 32 078€ |
Dans cet exemple, l'allocation diversifiée génère plus de 5 000€ de plus au bout de 15 ans, un écart qui s'explique par la mécanique des intérêts composés : chaque année les gains, lorsqu'il y en a, produisent à leur tour des gains.
Ces chiffres restent hypothétiques. Les taux retenus sont des hypothèses arbitraires qui ne constituent ni une garantie ni une prévision. Contrairement au fonds en euros, une allocation en unités de compte peut connaître des années négatives et le capital n'est pas garanti.
Pour estimer le potentiel de votre propre projet, selon votre versement, votre horizon et votre profil, vous pouvez utiliser le simulateur épargne de la MACSF.
À noter que les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et certaines années restent négatives. C'est pourquoi les unités de compte s'envisagent sur la durée, au sein d'une épargne diversifiée.
Questions fréquentes :
Oui : leur capital n'est pas garanti et leur valeur évolue avec les marchés financiers. Ce risque reste toutefois mesurable, grâce à l'indicateur de risque du document d'informations clés, et maîtrisable en adaptant ses supports à son profil et à son horizon de placement.
Une UC peut baisser, parfois fortement, mais une perte totale est très rare : elle supposerait que l'ensemble des marchés et supports sous-jacents s'effondrent durablement. La diversification et un horizon long réduisent nettement ce risque.
Chaque support dispose d'un document d'informations clés (DIC) qui indique un niveau de risque et de rendement noté de 1 à 7. Plus le chiffre est élevé, plus le support est risqué.
En déterminant votre profil d'épargnant, en réservant les supports les plus risqués au long terme, en diversifiant vos UC et en activant des options de sécurisation des gains. Un conseiller peut vous aider à construire une allocation adaptée à vos objectifs.
Pour vous aider à faire les bons choix, en fonction de vos projets et de votre profil d'épargnant, nos conseillers épargne retraite vous apportent un accompagnement et des conseils personnalisés. N'hésitez pas à les solliciter.

