Données du 01/01/2026 au 26/05/2026
Performances des profils du RES Multisupport
Performance annuelle nette de frais de gestion et de frais de garantie plancher et brute de prélèvements sociaux, calculée sur la base d’une prime nette directement investie sur le profil au 1er janvier avec une hypothèse de rémunération de 3,15% nette sur le fonds en euros.
Performances des unités de compte de la gamme financière MACSF
Données du 01/01/2026 au 26/05/2026
Légende :
Performance au 26/05/2026, brute de frais de gestion, de frais de garantie plancher et de prélèvements sociaux. L’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur.
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Recommandations d'investissement sur les unités de compte
- Nous conservons notre biais sélectif dans notre allocation recommandée. Les valorisations demeurent élevées et la dynamique de l’économie mondiale apparaît à risque sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie alors que les Banques centrales pourraient s’avérer moins accommodantes.
- Nous réaffirmons notre préférence pour nos supports investis en obligations (Objectif 2034 Edmond de Rothschild, DNCA Alpha Bonds et Andera Dette Privée) et ceux dont les allocations ou les thématiques présentent des profils de risque « actions » modérés et des niveaux de valorisations encore attractifs.
- Parmi nos fonds actions, nous maintenons notre préférence pour actions internationales de croissance capables de tirer parti des grands changements structurels (Pictet Global Megatrend Selection), les actions américaines (JPMorgan US Select Equity Plus) et les actions internationales de la thématique de la Transition énergétique (Schroder Global Alternative Energy).
- Nous conservons enfin notre avis positif sur les actions de pays émergents (Médi Emergents) qui présentent des valorisations relatives favorables et devraient bénéficier de fondamentaux économiques et financiers porteurs en cas de réouverture assez rapide du détroit d’Ormuz.
Fonds patrimoniaux
- Nous restons très positifs sur nos supports d’obligations d’entreprises, alors que les taux d’intérêts restent plus élevés qu’en début d’année. Le fonds à échéance au profil de risque modéré Objectif 2034 Edmond de Rothschild permet de capter un rendement proche de 4,65% net de frais de gestion (au 26 mai 2026) sur un horizon d’investissement de 7 ans et de le préserver sur la période. D’autre part, notre support de dettes non cotées Andera Dette Privée, qui finance la croissance d’entreprises européennes de taille intermédiaire, présente un profil rendement/risque attractif.
- Enfin, nous maintenons notre recommandation sur notre support patrimonial à objectif de performance absolue DNCA Invest Alpha Bonds. Référence dans sa catégorie, ce fonds bénéficie d’une gestion flexible qui lui a permis d’afficher de solides performances historiques tout en limitant sa volatilité.
- Parmi nos fonds patrimoniaux nous privilégions DWS Concept Kaldemorgen, qui présente historiquement un profil rendement/risque très convaincant grâce à des choix d’investissements pertinents accompagnés d’une gestion indépendante des risques de marchés. Il a été récompensé en 2023 par le prix du meilleur fonds d’allocation en France décerné par Morningstar.
Fonds actions
- Nous demeurons positifs vis-à-vis du fonds Schroder Global Alternative Energy, fonds d’actions internationales d’entreprises qui participent à la transformation du système énergétique mondial. Ces actions, dont les valorisations apparaissent encore raisonnables, en dépit de leurs très bonnes performances depuis le 1er janvier (+21,25% au 25 mai), devraient bénéficier de la hausse de la demande électrique mondiale, stimulée par la consommation massive d’énergie liée à l’IA et à l’électrification, la baisse des coûts des énergies renouvelables et les progrès technologiques dans l’efficacité énergétique.
- Alors que la volatilité devrait rester élevée, nous conseillons aux épargnants soucieux de diversifier leurs points d’entrée sur les actions internationales d’investir sur notre support exclusif MACSF « Pictet Mégatendances Progressif ». Cette solution innovante permet en effet de s’exposer régulièrement aux actions (de 0% à 100% par palier régulier de 6% tous les trimestres) de la stratégie multi thématiques du fonds Pictet Global Megatrend Selection et de profiter des opportunités liées à de fortes baisses de marchés grâce à un mécanisme d’accélération systématique (augmentation de 5% de la poche actions à chaque baisse de 5% des actions). Au 29 mai 2026, l’exposition aux actions s’élève à 39%.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il existe un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte. Pour une épargne qui vous ressemble, veillez à bien déterminer votre profil d'épargnant avec votre conseiller MACSF
Analyses et commentaires de l'équipe financière MACSF sur les marchés
- L’hypothèse d’une escalade majeure du conflit en Iran s’éloigne limitant l’ampleur potentielle du ralentissement économique et du choc inflationniste. Pour autant le niveau d’incertitude reste fort et le prix du pétrole devrait durablement continuer à intégrer une prime de risque nous conduisant à demeurer sélectifs dans notre stratégie d’investissement.
- Les niveaux de valorisations des actions apparaissent encore élevés. Le régime de volatilité devrait rester soutenu et nous conservons un positionnement neutre concernant les actions de pays développés avec une surpondération des actions américaines. L’écart de valorisation demeure favorable aux actions européennes mais les actions américaines apparaissent plus performantes et devraient continuer d’afficher une bien meilleure dynamique bénéficiaire. Nous continuons de recommander les thématiques de croissance « mégatendances » et les actions de pays émergents.
- Les taux d’intérêt et les primes de risque de crédit restent orientés à la hausse depuis le début de l’année soutenant l’attractivité des obligations d’entreprises les mieux notées et des emprunts d’Etat.
- Nous maintenons notre positionnement neutre sur les obligations convertibles, leur préférant les obligations d’entreprises et la dette privée.
Temps forts du mois écoulé
L’espoir d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran progresse même si une issue diplomatique durable tarde encore à se dessiner. Les marchés renouent avec l’idée d’un retour progressif à la normale dans le détroit d’Ormuz, ce qui favorise le repli des prix du pétrole et pourrait contenir l’ampleur du choc inflationniste. Les données économiques d’avril confirment une bonne résistance de la croissance aux États-Unis, notamment grâce à l’investissement (IA). La situation apparaît plus difficile en Europe, plus exposée à la hausse des prix de l’énergie.
Les indices d’actions des deux côtés de l’atlantique profitent de ce contexte pour atteindre de nouveaux plus-hauts depuis 1er janvier. Le MSCI Monde et le S&P 500 progressent de près de 10%, alors que l’Euro Stoxx 50 et le CAC 40 affichent des performances respectives de 4% et 1%.
Les taux d’intérêts à long terme restent orientés à la hausse en 2026 tant aux Etats-Unis qu’en Europe, même s’ils se sont récemment repliés après avoir atteint de nouveaux points hauts. Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans avoisine 4,50%. En Europe les taux à 10 ans des emprunts des Etats allemand et français évoluent désormais à des niveaux proches du début d’année, respectivement de 2,95% et 3,60%.
En l’absence de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ces prochains mois ses taux inchangés dans la fourchette 3,5%-3,75%. La hausse des perspectives d’inflation s’expliquant principalement par la hausse des prix de l’énergie, une baisse de taux pourrait même être décidée au second semestre par Kevin Warsh, successeur de Jerome Powell à la tête de la Fed.
La Banque centrale européenne se dirigerait de son côté vers une hausse de ses taux directeurs en juin qui porterait son taux de dépôt à 2.25%. Les marchés anticipent au total 2 hausses de 0.25% d’ici la fin de l’année.
Les actions émergentes, très pénalisées au début du conflit en raison de la vulnérabilité de certains pays aux prix de l’énergie, ont accentué leur rebond et affichent des hausses supérieures à 20% en 2026. Cette accélération est principalement liée au dynamisme des valeurs technologiques asiatiques, notamment les sociétés coréennes et taiwanaises spécialisées dans les semi-conducteurs.
Après avoir bénéficié de son statut de devise refuge au plus fort du conflit, le dollar s’est replié et reste proche de son niveau de début d’année à 1,16 pour un euro. De son côté, le prix de l’once d’or demeure très volatil et se rapproche, dans son mouvement de baisse, de son niveau de début d’année en dessous de 4 500 dollars.
Contexte économique
Le choc énergétique fragilise la reprise économique mondiale qui se dessinait en début d’année en affectant la demande, la confiance des entreprises, les chaînes d’approvisionnement et les prix. Les indicateurs d’activité PMI suggèrent toutefois une croissance mondiale en avril/mai qui résiste, à un niveau proche de 2,5% contre un peu plus de 3% avant le début du conflit en Iran. L’inflation quant à elle repart à la hausse, l’ampleur finale dépendant bien sûr de la durée du choc pétrolier.
Aux États-Unis, les indicateurs montrent que l’activité demeure solide grâce à l’investissement des entreprises très vigoureux, principalement dans la tech, qui compense le ralentissement des dépenses des ménages. L’économie américaine bénéficie aussi de son indépendance énergétique, des marges élevées des entreprise, du faible endettement des ménages et de l’accélération de leur patrimoine financier.
L’activité européenne est d’ores et déjà significativement pénalisée par la hausse des prix de l’énergie et par l’apparition de goulets d’étranglement dans les chaînes de production qui accentuent les tensions inflationnistes. La baisse des dépenses des ménages liée à la baisse du pouvoir d’achat ne fait que débuter et la croissance restera aussi pénalisée par le niveau des taux d’intérêt, la force de l’euro et la hausse des droits de douane décidée par Trump sur les importations de voitures européennes.
La croissance en Chine a dépassé les attentes au premier trimestre, à 5% au-dessus de l’objectif annuel de 4,5%, alors que les conséquences du choc énergétique devraient rester limitées en l’absence d’enlisement du conflit. Les autorités devraient poursuivre leur politique économique accommodante tant d’un point de vue monétaire que budgétaire.
Achevé de rédigé le 27/05/2026.

