Une expertise clinique valorisée
Le décret structure la fonction autour de trois axes :
- la prévention,
- le suivi,
- le recours aux soins.
L’infirmier est polyvalent. Il assure :
- la coordination et la supervision des soins avec le médecin traitant, le pharmacien correspondant ou la sage-femme référente ;
- un rôle de prévention, de suivi et d’évaluation de l’état de santé du patient ;
- la traçabilité des actes réalisés et le partage des informations dans le dossier médical partagé (DMP).
Il joue un véritable rôle d’interface avec :
- le patient,
- son entourage,
- l’équipe pluridisciplinaire,
- les structures sociales ou médico-sociales.
La désignation de l’infirmier référent simplifiée
Toute personne âgée de 16 ans ou plus atteinte d’une affection de longue durée (ALD) dites exonérante peut désigner un infirmier référent. L’article D322-1 du code de la Sécurité sociale liste les affections concernées.
Lorsque l’assuré est mineur, la déclaration de l’infirmier est réalisée avec l’accord d’au moins un des deux parents ou du titulaire de l’autorité parentale.
La désignation repose sur :
- le libre choix du patient,
- l’accord de l’infirmier,
- une consultation en présentiel avec le patient.
Le patient ne peut déclarer qu’un seul infirmier référent. En cas d’absence, les infirmiers exerçant dans le même cabinet ou la même maison de santé que l’infirmier référent peuvent se suppléer entre eux.
Le patient peut changer à tout moment d’infirmier référent.
Le secret médical partagé
L’infirmier référent désigné est destinataire des documents diagnostiques et thérapeutiques du patient nécessaires à sa mission.
Il s’engage à :
- alimenter régulièrement le dossier médical partagé (DMP),
- reporter le compte rendu des actes réalisés
Le texte prévoit un cadre renforcé de collaboration avec le médecin impliqué dans les soins, pouvant inclure des consultations conjointes.
Cette coopération fait l’objet d’une rémunération spécifique, définie dans une convention entre les infirmiers et l’assurance maladie.

