Performances des profils du RES Multisupport
Données du 01/01/2026 au 22/04/2026
Performance annuelle nette de frais de gestion et de frais de garantie plancher et brute de prélèvements sociaux, calculée sur la base d’une prime nette directement investie sur le profil au 1er janvier avec une hypothèse de rémunération de 3,15% nette sur le fonds en euros.
Performances des unités de compte de la gamme financière MACSF
Données du 01/01/2026 au 22/04/2026
Légende :
Performance au 22/04/2026, brute de frais de gestion, de frais de garantie plancher et de prélèvements sociaux. L’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur.
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Recommandations d'investissement sur les unités de compte
- Nous conservons notre biais défensif dans notre allocation recommandée. Les valorisations demeurent élevées et la dynamique de l’économie mondiale apparaît à risque sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et alors que les Banques centrales pourraient s’avérer moins accommodantes.
- Nous réaffirmons notre préférence pour nos supports investis en obligations (Objectif 2034 Edmond de Rothschild, DNCA Alpha Bonds et Andera Dette Privée) et ceux dont les allocations ou les thématiques présentent des profils de risque « actions » modérés et des niveaux de valorisations encore attractifs.
- Parmi nos fonds actions, nous maintenons notre préférence pour les actions internationales de croissance capables de tirer parti des grands changements structurels (Pictet Global Megatrend Selection) et adoptons une recommandation favorable sur les actions américaines (JPMorgan US Select Equity Plus) et les actions internationales de la thématique de la Transition énergétique (Schroder Global Alternative Energy).
- Nous conservons enfin notre avis positif sur les actions de pays émergents (Médi Emergents) qui présentent des valorisations relatives favorables et devraient bénéficier de fondamentaux économiques et financiers porteurs en cas de réouverture assez rapide du détroit d’Ormuz.
Fonds patrimoniaux et taux
Nous restons très positifs sur nos supports d’obligations d’entreprises, le portage demeurant attractif. Le fonds à échéance au profil de risque modéré Objectif 2034 Edmond de Rothschild permet de capter un rendement proche de 4,60% net de frais de gestion (au 24 avril 2026) sur un horizon d’investissement de 7 ans et de le préserver sur la période. D’autre part, notre support de dettes non cotées Andera Dette Privée, qui finance la croissance d’entreprises européennes de taille intermédiaire, présente un profil rendement/risque attractif.
Enfin, nous maintenons notre recommandation sur notre support patrimonial à objectif de performance absolue DNCA Invest Alpha Bonds. Référence dans sa catégorie, ce fonds bénéficie d’une gestion flexible qui lui a permis d’afficher de solides performances historiques tout en limitant sa volatilité.
Parmi nos fonds patrimoniaux nous privilégions DWS Concept Kaldemorgen, qui présente historiquement un profil rendement/risque très convaincant grâce à des choix d’investissements opportuns accompagnés d’une gestion indépendante des risques de marchés. Il a été récompensé en 2023 par le prix du meilleur fonds d’allocation en France décerné par Morningstar.
Fonds actions
Nous demeurons positifs vis-à-vis du fonds Schroder Global Alternative Energy, fonds d’actions internationales d’entreprises qui participent à la transformation du système énergétique mondial. Ces actions, dont les valorisations apparaissent raisonnables, devraient bénéficier de la hausse de la demande électrique mondiale, stimulée par la consommation massive d’énergie liée à l’IA et à l’électrification, la baisse des coûts des énergies renouvelables et les progrès technologiques dans l’efficacité énergétique.
Alors que la volatilité devrait rester élevée, nous conseillons aux épargnants soucieux de diversifier leurs points d’entrée sur les actions internationales d’investir sur notre support exclusif MACSF « Pictet Mégatendances Progressif ». Cette solution innovante permet en effet de s’exposer régulièrement aux actions (de 0% à 100% par palier régulier de 6% tous les trimestres) de la stratégie multi thématiques du fonds Pictet Global Megatrend Selection et de profiter des opportunités liées à de fortes baisses de marchés grâce à un mécanisme d’accélération systématique (augmentation de 5% de la poche actions à chaque baisse de 5% des actions). Au 24 avril 2026, l’exposition aux actions s’élève à 33%.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il existe un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte. Pour une épargne qui vous ressemble, veillez à bien déterminer votre profil d'épargnant avec votre conseiller MACSF
Analyses et commentaires de l'équipe financière MACSF sur les marchés
- L’hypothèse d’une escalade majeure du conflit en Iran paraît s’éloigner limitant l’ampleur potentielle du ralentissement économique et du choc inflationniste.
Pour autant le niveau d’incertitude reste fort et le prix du pétrole devrait durablement continuer à intégrer une prime de risque significative nous conduisant à demeurer prudents dans notre stratégie d’investissement.
- Les niveaux de valorisations des actions apparaissent encore élevés. Le régime de volatilité devrait rester soutenu et nous conservons un positionnement neutre concernant les actions de pays développés avec une surpondération des actions américaines. L’écart de valorisation demeure favorable aux actions européennes mais les actions américaines devraient continuer d’afficher une bien meilleure dynamique bénéficiaire. Nous continuons de recommander les thématiques de croissance « mégatendances » et les actions de pays émergents.
- Les taux d’intérêt et les primes de risque de crédit ont progressé depuis le début de l’année soutenant l’attractivité des obligations d’entreprises les mieux notées et des emprunts d’État.
- Nous maintenons notre positionnement neutre sur les obligations convertibles, leur préférant les obligations d’entreprises et la dette privée.
Temps forts du mois écoulé
L’incertitude persiste au Moyen Orient, mais le scénario du pire semble avoir été évité alors qu’un processus de désescalade a été enclenché avec le cessez-le-feu.
Les marchés intègrent en effet largement l’idée d’une normalisation graduelle de la situation dans le détroit d’Ormuz, permettant de plafonner la hausse des prix du pétrole et de limiter l’ampleur du choc inflationniste. Les premières données économiques ont montré par ailleurs une assez bonne résistance de la croissance conduisant les marchés financiers à retrouver les niveaux observés avant le déclenchement du conflit.
Les indices actions des deux côtés de l’atlantique affichent ainsi des performances en hausse depuis le 1er janvier, le MSCI Monde progressant de près de 5%. Les actions émergentes, très pénalisées ces dernières semaines en raison de la vulnérabilité de certains pays aux prix de l’énergie et de l’alimentation, ont aussi nettement rebondi et enregistrent une progression d’environ 15% en 2026.
Les taux longs se sont sensiblement repliés depuis leurs points hauts de fin mars mais restent orientés à la hausse depuis le début d’année. Aux États-Unis, le rendement du bon du Trésor à 10 ans avoisine 4,30%. En Europe les taux à 10 ans des emprunts des États allemand et français évoluent désormais à des niveaux proches respectivement de 3,00% et 3,65%.
En l’absence de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ces prochains mois ses taux inchangés dans la fourchette 3,5%-3,75%, la hausse des perspectives d’inflation s’expliquant principalement par la hausse des prix de l’énergie. Une baisse de taux pourrait même intervenir au second semestre après l’arrivée de Kevin Warsh, successeur de Jerome Powell à la tête de la Fed.
La Banque centrale européenne se dirigerait de son côté vers une hausse de ses taux directeurs en juin plutôt qu’en avril, qui porterait son taux de dépôt à 2,25%. Les marchés anticipent désormais une ou deux hausses de 0,25% d’ici la fin 2026, alors qu’un statu quo était attendu avant le début de la guerre en Iran.
Après avoir bénéficié de son statut de devise refuge au plus fort du conflit, le dollar s’est replié et se rapproche de son niveau de début d’année à 1,17 pour un euro.
De son côté, le prix de l’once d’or, très volatil ces dernières semaines, a bénéficié ces dernières semaines de la baisse des taux et du dollar pour se rapprocher de 4 700 dollars.
Contexte économique
La guerre en Iran a fragilisé la reprise économique mondiale qui se dessinait en début d’année en affectant la confiance des entreprises, les chaînes d’approvisionnement et les prix. Le choc sur l’énergie entraîne un recul du pouvoir d’achat des ménages et des marges des entreprises, avec en retour une baisse de la demande (consommation, investissement) et des embauches. La baisse des indicateurs avancés sur l’économie mondiale suggère une croissance proche de 2,5% en rythme annualisé contre un peu plus de 3% avant le début du conflit. L’inflation quant à elle repart à la hausse, l’ampleur finale dépendant bien sûr de la durée du choc pétrolier.
Aux États-Unis
Les indicateurs montrent que l’activité reste robuste dans l’industrie et s’affaiblit dans les services. L’emploi se stabilise en territoire positif mais les intentions d’embauche ralentissent et les perspectives de consommation se détériorent avec la baisse du pouvoir d’achat liée à l’envolée du prix de l’essence. Les ménages peuvent toutefois soutenir leurs dépenses grâce à la baisse des impôts du plan « One Big Beautiful Bill Act ».
En Europe
Le redressement observé après le choc lié aux droits de douane a fait long feu sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie qui pèse sur la consommation et de l’attentisme lié à la guerre en Iran. Les pays de la zone euro enregistrent des performances diverses, avec un recul de l’activité en France et en Italie, une activité atone en Allemagne et une progression en Espagne et en Irlande.
En Chine
Le marché chinois est pénalisé par le conflit au Moyen Orient en raison de sa dépendance énergétique. Le cessez-le-feu actuel constitue une aubaine pour la Chine dont les navires bénéficient d’une complaisance de la part du régime iranien. Les autorités ont annoncé l’arrêt des exportations de carburants mais les réserves apparaissent insuffisantes en cas de choc durable. La visite de Donald Trump prévue en mai revêt une importance évidente alors que la trêve commerciale signée l’été dernier doit être reconduite ou non en août prochain.
De manière générale, les pays émergents sont pénalisés par le ralentissement du commerce mondial, la hausse du dollar et la dégradation des conditions financières mondiales mais leur croissance devrait rester solide dans l’hypothèse d’un règlement relativement rapide du conflit.
Achevé de rédiger le 24/04/2026.

