Données du 01/01/2025 au 17/12/2024
Performances des profils du RES Multisupport
Performance annuelle nette de frais de gestion et de frais de garantie plancher et brute de prélèvements sociaux, calculée sur la base d’une prime nette directement investie sur le profil au 1er janvier avec une hypothèse de rémunération de 3,10% nette sur le fonds en euros.
Performances des UC de la gamme financière MACSF
Performance annuelle du 31/12/2024 au 17/12/2025, brute de frais de gestion, de frais de garantie plancher et de prélèvements sociaux. L’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur.
Légende :
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il existe un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte. Pour une épargne qui vous ressemble, veillez à bien déterminer votre profil d'épargnant avec votre conseiller MACSF.
Recommandations d'investissement sur les unités de compte
- Nous conservons notre biais défensif dans notre allocation recommandée. Les valorisations restent élevées et la dynamique de l’économie mondiale apparaît à risque sous l’effet des tensions commerciales et de l’incertitude géopolitique.
- Nous réaffirmons notre préférence pour nos supports investis en obligations (Objectif 2032 Edmond de Rothschild, DNCA Alpha Bonds et Andera Dette Privée) et ceux dont les allocations ou les thématiques présentent des profils de risque « actions » modérés et des niveaux de valorisations encore attractifs.
- Parmi nos fonds actions, nous maintenons notre préférence pour les actions internationales de croissance capables de tirer parti des grands changements structurels (Pictet Global Megatrend Selection) qui restent en baisse depuis le début de l’année. Ainsi que les actions internationales à dividendes élevés (DWS Top Dividende), conservent leur attractivité dans la perspective de la poursuite du cycle baissier des politiques monétaires.
Fonds patrimoniaux
Parmi nos fonds patrimoniaux nous privilégions DWS Concept Kaldemorgen, qui affiche historiquement un profil rendement/risque très convaincant grâce à des choix d’investissements opportuns accompagnés d’une gestion indépendante des risques de marchés. Il a d’ailleurs été récompensé en 2023 par le prix du meilleur fonds d’allocation en France décerné par Morningstar.
Nous restons aussi très positifs sur nos supports d’obligations d’entreprises, le portage demeurant attractif. Le fonds à échéance au profil de risque modéré Objectif 2032 Edmond de Rothschild permet de capter un rendement proche de 4% net de frais de gestion (au 15 décembre 2025) sur un horizon d’investissement de 7 ans et de le préserver sur la période. D’autre part, notre supports de dettes non cotées Andera Dette Privée, qui finance la croissance d’entreprises européennes de taille intermédiaire, présentent un profil rendement/risque attractif.
Enfin, nous maintenons notre recommandation sur notre support patrimonial à objectif de performance absolue DNCA Invest Alpha Bonds. Référence dans sa catégorie, ce fonds bénéficie d’une gestion flexible qui lui a permis d’afficher de solides performances historiques tout en limitant sa volatilité.
Fonds actions
Nous pensons que la thématique de DWS Top Dividende, axée sur les sociétés distribuant des dividendes pérennes reste opportune dans un contexte de desserrement des conditions monétaires, de risque géopolitique et d’incertitudes sur le cycle économique. Ces actions affichent encore des valorisations raisonnables en dépit de leurs solides performances en 2024 (+9.54%) et depuis le début de l’année (+12,08% au 17 décembre).
Alors que la volatilité devrait rester élevée, nous conseillons aux épargnants soucieux de diversifier leurs points d’entrée sur les actions internationales d’investir sur notre nouveau support exclusif MACSF Pictet Mégatendances Progressif. Cette solution innovante permet en effet de s’exposer régulièrement aux actions (de 0% à 100% par palier régulier de 6% tous les trimestres) de la stratégie multi thématiques du fonds Pictet Global Megatrend Selection et de profiter des opportunités liées à de fortes baisses de marchés grâce à un mécanisme d’accélération systématique (augmentation de 5% de la poche actions à chaque baisse de 5% des actions). Au 18 décembre 2025, l’exposition aux actions s’élève à 16%.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il existe un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte. Pour une épargne qui vous ressemble, veillez à bien déterminer votre profil d'épargnant avec votre conseiller MACSF
Analyses et commentaires de l'équipe financière MACSF sur les marchés
- Les niveaux de valorisations des actions apparaissent élevés, particulièrement sur le marché américain, où la prime de risque reste comprimée impliquant une vulnérabilité en cas de choc négatif (croissance, tensions commerciales, résultats des entreprises).
- Nous adoptons un positionnement neutre concernant les actions de pays développés alors que l’écart de valorisation demeure favorable aux actions européennes mais que les actions américaines continueront d’afficher une meilleure dynamique bénéficiaire. Nous continuons de recommander les actions internationales défensives à dividendes élevés et les thématiques de croissance « mégatendances » qui terminent l’année en léger recul, pénalisées principalement par leur exposition au dollar américain et leur sous-exposition aux valeurs financières et de défense.
- Les taux d’intérêt à moyen et long terme terminent 2025 à des niveaux élevés du fait de la dissipation des risques de récession, renforçant l’attractivité des obligations d’entreprises les mieux notées et des emprunts d’État européens.
- Nous maintenons notre positionnement neutre sur les obligations convertibles, du fait de notre prudence sur les actions, leur préférant les obligations d’entreprises et la dette privée.
Évolution des marchés
Les marchés d’actifs risqués ont connu un regain de volatilité ces dernières semaines mais restent sur une trajectoire plutôt haussière. Cette dynamique a été soutenue par la résilience de l’économie mondiale, les bons résultats des entreprise, la nouvelle baisse des taux de la Réserve fédérale américaine et le recul des tensions géopolitiques après l’accord sur la poursuite des négociations sino-américaines.
Les indices d’actions américaines demeurent proches de leurs records historiques, le S&P500 affichant une hausse de 15,19% au 18 décembre. Pour un investisseur en euros, la performance en 2025 de cet indice s’élève à 1.81% seulement, pénalisée par la baisse de plus de 13% du dollar contre euro. En Europe, l’Euro Stoxx50 et le CAC 40 affichent des hausses respectives de 17,27% et 10,43% depuis le 1er janvier.
La Réserve fédérale américaine a comme prévu réduit pour la troisième fois consécutive en décembre ses taux de 0,25%, abaissant son taux de dépôt de 4,00% à 3,75%. Alors que l’inflation résiste, Jerome Powell a conservé un ton assez accommodant, préférant mettre l’accent sur le ralentissement du marché de l’emploi. Les marchés obligataires anticipent désormais deux baisses de taux supplémentaires en 2026.
La Banque centrale européenne a opté de son côté pour un statu quo, maintenant à 2,00% son taux de dépôt, et conservé un ton assez ferme, insistant sur la résistance de l’inflation dans les services et sur la hausse des salaires. Les marchés n’anticipent aucun mouvement sur les taux directeurs en 2026 en Europe en dépit de perspectives économiques modestes.
Les rendements obligataires mondiaux à long terme évoluent à des niveaux proches de leurs plus-hauts depuis 2009. Les taux d’intérêt à 10 ans des emprunts des États allemand et français se sont tendus dans le sillage des taux américains et japonais, au-dessus respectivement de 2,75% et 3,55%.
Sur le marché des changes, le ton dur de la Banque centrale européenne et l’orientation plus accommodante adoptée par la Fed ont renforcé l’euro au-dessus de 1,17 dollar. Après avoir sensiblement baissé, le prix de l’once d’or a rebondi et évolue un niveau proche de son record historique au-dessus de 4 300 dollars.
Contexte économique
L’économie mondiale demeure robuste, affichant un rythme de croissance supérieur à 3% en novembre, en ligne avec la moyenne des 20 dernières années. En 2026, elle devra toutefois faire face aux tensions commerciales récurrentes, à la diffusion des droits de douane, au ralentissement de l’emploi et à la persistance des tensions inflationnistes. Ces facteurs négatifs seront toutefois compensés par la détente des politiques monétaires (États-Unis et pays émergents), les mesures de soutien budgétaire (Allemagne, Japon, Chine) et les dépenses massives d’investissement dans la Tech (États-Unis).
Aux États-Unis
L’économie a été pénalisée en 2025 par la mise en œuvre de la politique tarifaire et par la hausse de l’inflation mais elle a bénéficié de l’assouplissement monétaire et surtout de la hausse des dépenses d’infrastructures liées à l’Intelligence Artificielle. La diffusion des droits de douane restera un frein en 2026, mais les investissements liés à l’IA, la baisse des taux, les mesures de soutien budgétaires et la modération des prix du pétrole devraient soutenir la reprise de l’emploi et permettre à la croissance d’atteindre 2% comme en 2025.
En Europe
La croissance a mieux résisté qu’attendu en 2025, surtout dans les services, portée par les dépenses publiques et l’investissement des entreprises. La consommation devrait rester très poussive en 2026 alors que l’épargne progresse, que le marché de l’emploi ralentit et que l’inflation résiste. Enfin, les exportations devraient être pénalisées par la diffusion des droits de douane et le niveau de l’euro. Au total, la croissance resterait moyenne autour de 1%, soutenue par les plans de relance notamment en Allemagne. Enfin, la persistance attendue de l’inflation devrait contraindre la Banque centrale européenne à maintenir ses taux inchangés.
En Chine
La croissance 2025 devrait atteindre la cible officielle de 5% même si les dernières données économiques ont été décevantes. Hormis les exportations qui ont fortement rebondi, l’investissement et l’immobilier poursuivent leurs chutes et la consommation ralentit depuis plusieurs mois. Sans mesures de soutien budgétaire et monétaire supplémentaires, la croissance en 2026 devrait ralentir à un niveau proche de 4%.
Achevé de rédigé le 18/12/2025.

