Notre exemple concret :
À 37 ans, Julien, anesthésiste libéral à Toulouse, voit ses revenus augmenter… et ses impôts aussi : plus de 30 000 euros à payer cette année. Avec Audrey, sa compagne pacsée, il cherche une solution pour réduire la pression fiscale sans compromettre leurs projets futurs. Grâce à un conseiller MACSF, il découvre une stratégie patrimoniale complète en trois étapes : officialiser leur union pour protéger le conjoint, investir via un Plan d’épargne retraite et miser sur la nue-propriété.
Une nouvelle vie, une nouvelle fiscalité
Après de longues études, Julien a enfin trouvé son rythme de croisière en tant qu’anesthésiste libéral. Il dégage désormais environ 120 000 euros de revenus annuels. Un niveau de vie confortable, qui le fait basculer dans une tranche d’imposition élevée : à ce stade, chaque euro supplémentaire est soumis à une imposition de 41%.
Comme beaucoup de professionnels de santé libéraux, Julien découvre aussi les limites de son statut. Sa retraite repose essentiellement sur un système par points (régime de retraite de base CNAVPL et régime complémentaire obligatoire CARPIMKO), nettement moins généreux que celui des salariés et qui rend indispensable la constitution d’une retraite complémentaire individuelle. Autre point d’inquiétude : en cas de décès, Audrey, bien que pacsée, ne bénéficierait d’aucune pension de réversion automatique, ni de la protection successorale offerte aux couples mariés.
« Compte tenu de la situation de Julien, nous lui proposons une stratégie patrimoniale en trois temps : payer moins d’impôts dès cette année, préparer sa retraite et sécuriser l’avenir de sa compagne. » explique son conseiller MACSF.
Le PER, la défiscalisation immédiate
Premier levier activé : le Plan d’épargne retraite (PER) individuel. Julien décide d’y verser 10 200 euros par an. L’intérêt est immédiat : ces versements sont déductibles de son revenu imposable dans la limite des plafonds légaux. Julien a choisi la déductibilité des versements à l’entrée, ils seront donc fiscalisés à la sortie.
Avec son statut libéral, le plafond annuel pour Julien correspond à 10% de ses revenus professionnels + 15% sur une fraction de ses revenus, les deux dans la limite d’un plafond fixé chaque année.
Concrètement, avec un taux marginal d’imposition de 41%, cela représente 4 182 euros d’impôts économisés (41% de 10 200 euros) dès la première année.
Ainsi, sur 15 ans, Julien économise 62 730 euros d’impôts, tout en se constituant une épargne pour la retraite :
En versant 850 € par mois (soit 10 200 € / an), pendant 15 ans, Julien se constitue une épargne de 209 604 €, avec une performance moyenne de 4,1% par an*.
Il existe un risque de perte en capital sur les supports en unités de compte, Julien a donc choisi la répartition des actifs financiers de son contrat avec son conseiller MACSF en fonction de son profil d’épargnant.
Autre avantage clé d’un PER : la transmission. Julien peut désigner Audrey comme bénéficiaire du PER. En cas de décès, le capital constitué sur son contrat est alors transmis sans aucun droit de succession au conjoint marié ou pacsé, quel que soit le montant, et même en l’absence de testament, conformément à la loi TEPA de 2007.
Exemple
Si Julien désigne sa compagne Audrey, avec qui il est pacsé, comme bénéficiaire, alors elle reçoit le capital sans aucun droit, même sans mariage, et quel que soit le montant du contrat. Pour les bénéficiaires désignés qui ne sont pas le conjoint (marié ou pacsé), le PER assurantiel ouvre droit à un abattement de 152 500 euros, uniquement en cas de décès de l'assuré avant ses 70 ans. Au-delà de ce montant, chaque bénéficiaire est taxé à 20% pour la quote-part jusqu’à 700 000 euros, puis à 31,25%. En revanche, si le décès de l’assuré intervient après ses 70 ans, les droits de succession classiques s'appliquent, après abattement de 30 500 euros à partager entre les bénéficiaires.
Enfin, le PER reste souple : il autorise des déblocages anticipés, avant l’âge légal de départ à la retraite, dans certains cas, comme l’achat de la résidence principale ou un accident de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement).
*Performance moyenne des fonds en unités de compte sur les 5 dernières années, nette de frais. Source : France assureurs – L’assurance en unités de compte – année 2024.
À retenir
Le PER n’est pas seulement un outil pour préparer sa retraite. Il permet également :
- De réduire ses impôts immédiatement
- De construire un capital sur le long terme
- D’optimiser la transmission de son capital, sans droits de succession pour le conjoint marié ou pacsé.
La nue-propriété, un placement malin sans fiscalité
Pour compléter cette stratégie financière, le conseiller MACSF de Julien lui conseille d’investir dans l’immobilier… mais sans les inconvénients habituels qui le freinaient.
Julien acquiert ainsi un bien immobilier en nue-propriété. La nue-propriété est un mécanisme juridique qui sépare la propriété d’un bien en deux parties :
- L’usufruit : droit de jouir du bien et d’en percevoir les revenus (loyers, usage, etc.).
- La nue-propriété : droit de propriété «nu», sans pouvoir utiliser le bien ni en percevoir les revenus, mais avec l’avantage de récupérer la pleine propriété à la fin de l’usufruit.
Julien achète un bien en nue-propriété pour 200 000 euros. La valeur réelle de ce bien est pourtant de 320 000 euros, mais l’usufruit est conservé pendant 15 ans par un bailleur social, ce qui entraîne une décote de 37%. Pendant toute cette période, Julien n’encaisse certes aucun loyer, mais il ne subit aucune fiscalité.
Pas de revenus fonciers à déclarer, pas de taxe foncière, pas d’IFI (Impôt sur le Fortune Immobilière), et aucune gestion locative….
A l’issue des 15 ans, Julien récupère automatiquement la pleine propriété du bien, estimée alors à 350 000 euros.
Les avantages de la nue-propriété
- Aucun revenu foncier imposable;
- Aucune fiscalité pendant la détention (pas d’IFI);
- Revalorisation du bien à la fin de l’usufruit;
- Aucun tracas en termes de gestion du bien.
Son conseiller MACSF explique comment la nue-propriété peut être une très bonne solution pour un profil comme celui de Julien : « Il achète un bien 30 à 40% moins cher que sa valeur réelle, sans impôt foncier ni gestion locative, et récupèrera la pleine propriété dans 15 ans avec une plus-value mécanique. Cet investissement lui garantit un revenu complémentaire à la retraite, puisqu’il pourra mettre le logement à la location ».
Le mariage comme outil de protection
Sur le plan personnel, Julien et Audrey sont aujourd’hui pacsés. Une situation qui offre une protection limitée. En cas de décès, Audrey n’aurait droit ni à une pension de réversion, ni à une exonération successorale automatique sur le logement commun.
A noter
Une proposition de loi déposée en septembre 2025 vise à ouvrir le droit à la réversion aux couples pacsés, mais elle n’a pas encore été adoptée.
En l’état, le conseiller MACSF de Julien lui recommande de se marier, en ajoutant avec une clause de préciput sur leur résidence principale. Cette clause permettrait à Audrey de conserver le logement en pleine propriété, sans droits de succession, avant même le partage de la succession. Autre bénéfice majeur : Audrey pourrait percevoir une pension de réversion, représentant environ 54% de la retraite complémentaire de Julien.
Comparatif PACS vs Mariage avec clause de préciput dans le cas de Julien et Audrey
| Situation | PACS | Mariage + Clause |
|---|---|---|
Pension de réversion | Non | Oui |
Transmission du logement | Taxée | Exonérée |
Protection du conjoint | Limitée | Maximale |
Droits de succession | Jusqu’à 60% (exonération si testament) | 0 euros |
La stratégie de Julien permet une réduction d’impôts et un avenir sécurisé
En combinant ces trois leviers, Julien et Audrey obtiennent un effet levier patrimonial puissant :
| Action | Gain estimé | Horizon |
|---|---|---|
| PER (10 200 €/an) | 4 182 € d’impôt économisé/an | Immédiat |
| Nue-propriété (200 000 €) | Patrimoine 350 000 € net d’impôt | 15 ans |
Mariage + clause | Protection du conjoint, exonération totale | Permanente |
Au total, Julien et Audrey obtiennent plus de 8 000 euros d’économies fiscales par an tout en faisant croître leur patrimoine et en sécurisant leur avenir familial.
Ne pas déclarer ses revenus en commun par crainte d’un impôt plus lourd. Dans 60% des cas, la déclaration commune permet au contraire de baisser le taux marginal d’imposition et d’économiser plusieurs milliers d’euros.
Conclusion
Grâce à l’accompagnement de la MACSF, Julien a élaboré une stratégie simple et cohérente :
- En versant 10 200 euros par an sur son PER, il réduit immédiatement ses impôts et constitue un capital pour la retraite.
- Avec l’investissement en nue-propriété, il fait croître son patrimoine net d’impôt sans gestion ni fiscalité.
- Enfin, le mariage avec clause de préciput protège pleinement Audrey, avec pension de réversion et transmission du logement exonérée.
Cette combinaison permet de réduire immédiatement la pression fiscale, de construire un capital à long terme et de protéger le conjoint, sans compromettre leurs projets de vie.

